Discours de l’évêque général | 103e Assemblée Internationale

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REMARQUES D’OUVERTURE

Il y a deux ans, je me suis tenu sur cette tribune et j’ai conclu les remarques introductives de mon premier discours d’Assemblée en demandant à ma femme, Kelly, de me rejoindre à ce pupitre pour prier. Je me souviens avoir mentionné que nous allions bientôt célébrer quarante-cinq ans de mariage.

J’ai eu la chance de l’avoir à mes côtés pendant quarante-cinq ans, cinq mois et un jour.

Le matin du 2 février 2025, Kelly a rendu son dernier souffle. Absente du corps, elle était à cet instant précis avec le Seigneur. Je suis profondément triste qu’elle ne soit plus à mes côtés aujourd’hui mais je suis tellement reconnaissante pour mes enfants et petits-enfants qui sont à mes côtés. Ces personnes-là sont incroyables.

Inclinons nos têtes.

Père, nous venons à toi avec des cœurs reconnaissants ce matin. Seigneur, ma coupe est pleine et débordante, et je veux te louer, Jésus, pour ta bonté envers ton peuple. Je suis tellement reconnaissante qu’ils aient pu venir. J’espère qu’ils ont été renouvelés et revitalisés pour retourner dans leurs régions respectives. Maintenant, Seigneur, je prie pour mon mari. Je connais les nombreuses heures, les jours et les semaines de préparation. Il est prêt, Seigneur, alors utilise-le. Parle à ton peuple ce matin, Seigneur. Ouvre nos cœurs et nos esprits, Seigneur, pour écouter ta Parole, et Dieu, nous te donnerons toute la gloire. Au nom de Jésus, Amen !

Je rends hommage à nos sept presbytères généraux, ainsi qu’aux deux plus récemment sélectionnés pour les Caraïbes et l’Eurasie et le Moyen-Orient, le presbytère international, les pasteurs, tous les évêques et ministres accrédités, les dirigeants, les membres, les amis et les invités.

Cette église est remplie d’hommes et de femmes fidèles qui aiment le Seigneur et le servent fidèlement. Nous avons certains des meilleurs jeunes de la planète à l’Église de Dieu de la Prophétie. Et dans cette église, nous avons des enfants exceptionnels qui sont élevés pour devenir des champions de Christ. Collectivement, nous sommes l’Église du Dieu de la Prophétie.

À chacun d’entre vous, je fais écho aux paroles de l’apôtre Paul :

« Je rends grâces à mon Dieu de tout le souvenir que je garde de vous, ne cessant, dans toutes mes prières pour vous tous, de manifester ma joie au sujet de la part que vous prenez à l’Évangile, depuis le premier jour jusqu’à maintenant. Je suis persuadé que celui qui a commencé en vous cette bonne œuvre la rendra parfaite pour le jour de Jésus- Christ » (Philippiens 1:3–6).

Par-dessus tout, je rends honneur à Celui qui est hautement élevé au-dessus de tout nom : Celui qui est l’Alpha et l’Oméga, le commencement et la fin ; Celui qui a dit : « Avant Abraham, je suis », Celui dont la robe porte un nom écrit : Roi des rois et Seigneur des seigneurs ; Celui qui est le Roi de gloire. Les Écritures ont posé la question, « Qui est ce roi de gloire ? » et donnent ensuite la réponse : « L’Éternel fort et puissant, l’Éternel puissant dans les combats » (Psaume 24:8).

Relève la tête, Afrique. Relève la tête, Asie. Relève la tête, Caraïbes. Relève la tête, Amérique centrale. Relève la tête, Amérique du Nord. Relève la tête, Amérique du Sud. Relève la tête, Eurasie et Moyen- Orient. Et le Roi de gloire viendra dans cette Assemblée internationale. Amen. Nous voulons le Roi de gloire en ce moment.

INTRODUCTION

Au début de ce mouvement, ce qu’on appelait les « services de témoignage » faisait partie intégrante de nos réunions hebdomadaires. Dans ce contexte, un témoignage familier de l’Église de Dieu de la Prophétie émergeait souvent. Peut-être que certains d’entre vous l’entendent encore résonner dans leur esprit :

« Je remercie le Seigneur d’êtresauvé, sanctifié, rempli du Saint-Esprit et membre de la grande Église de Dieu. Je suis en route vers le paradis. Priez pour moi afin que je tienne jusqu’au bout. »

Certains saints partageaient ensuite leurs épreuves ou tribulations les plus récentes tout en déclarant publiquement leur foi et leur confiance en le Seigneur. D’autres proclamaient une victoire particulière et se vantaient dans le Seigneur, disant : « Regardez ce que le Seigneur a fait. » Ces moments étaient souvent profondément émouvants, marqués par des larmes, des rires, des mains levées et des cris de louange, tous mêlés de chants proclamant la bonté et la fidélité de Dieu.

Les témoignages étaient notre façon d’annoncer que, malgré chaque épreuve, maladie et difficulté, nous étions toujours debout. Nous avons pleinement embrassé les paroles de Jean dans Apocalypse 12:11: que nous sommes vainqueurs, plus que vainqueurs, « à cause du sang de l’agneau et à cause de la parole de leur témoignage ».

Les témoignages occupent une place sacrée dans l’histoire de notre église, mais ils devraient être plus qu’un simple vestige du passé. Aujourd’hui, dans ce discours, vous entendrez un appel clair à l’Église à reprendre son témoignage.

Le témoignage est tissé dans tout le récit des Écritures. Dieu se révèle, agit de manière rédemptrice, puis appelle son peuple à témoigner de ce qu’ils ont vu, entendu et vécu. Témoigner, c’est devenir un témoin vivant de la réalité, du caractère, du pouvoir et des desseins de Dieu.

Les Écritures commencent par Dieu témoignant de Lui-même, témoignant de la bonté, de l’ordre, de la beauté et du dessein de Sa création. Six fois, Il témoigne : « Cela était bon. » Puis Dieu regarde tout ce qu’Il a créé et déclare que c’est « très bon ». Il est un Dieu témoignant.

Dans le cinquième chapitre de l’Évangile de Jean, le Père témoigne du Fils (Jean 5:37), Jésus témoigne du Père (Jean 5:19), et le Saint-Esprit témoigne de Christ (Jean 15:26). Lorsque nous témoignons, nous participons au témoignage continu du Dieu trinitaire.

Le témoignage dans les Écritures atteint sa pleine expression en Jésus-Christ. Apocalypse 1:5 Le décrit comme « le témoin fidèle ».

Tout dans Sa vie est un témoignage.

Son incarnation témoigne de l’amour de Dieu.

Ses miracles témoignent du Royaume de Dieu.

Sa croix témoigne de la rédemption.

Sa résurrection témoigne de la victoire sur le péché et la mort.

Ce Jésus témoignant a chargé et équipé Son Église pour qu’elle relie notre voix à la sienne en tant que « témoin fidèle ». « Vous recevrez une puissance, le Saint-Esprit survenant sur vous, et vous serez mes témoins à Jérusalem… » (Actes 1:8). L’Esprit fut donné non seulement pour l’édification personnelle, mais aussi pour la proclamation missionnaire : Vous serez témoins. » Tu témoigneras de Moi.

À la Pentecôte, l’Église fut habilitée à devenir un témoignage visible du Seigneur ressuscité. L’Église primitive ne possédait pas seulement une doctrine, elle possédait des preuves. Par la puissance de la Pentecôte, les croyants allaient partout témoigner de ce qu’ils avaient vu et entendu.

Le psalmiste déclara, et nous l’avons entendu prêché hier soir : « Que chaque génération célèbre tes œuvres, et publie tes hauts faits […] Qu’on proclame le souvenir de ton immense bonté, et qu’on célèbre ta justice ! » (Psaume 145:4–7). Le moment est venu pour l’Église — cette Église — de trouver sa voix et de témoigner de ce que nous avons vu et entendu.

Ce monde a besoin d’entendre le témoignage de ceux qui n’ont pas honte de l’évangile de Jésus- Christ, car c’est encore la puissance de Dieu qui apporte le salut à tous ceux qui croient (Romains 1:16). Ainsi, lorsque nous ne parlons pas seulement les uns aux autres, mais que nous engageons la conversation avec nos voisins et nos amis, je ne connais pas de meilleure façon d’entamer une conversation que celle-ci : « Laissez-moi vous parler de mon Jésus. »

SECTION 1 – TÉMOIGNER AVEC LE CHANT

Cette allocution sera divisée en trois sections. La première section que j’ai intitulée « Témoigner avec le chant ». Le psalmiste a déclaré : « Je chanterai toujours les bontés de l’Éternel ; ma bouche fera connaître à jamais ta fidélité. » (Psaume 89:2).

Dans mon discours à la 102e Assemblée internationale en 2024, j’ai attiré l’attention sur ce moment puissant du chapitre 2 des Actes, où le Saint-Esprit a afflué dans la salle haute sous la forme d’un vent puissant, et j’ai suggéré que la leçon la plus significative de ce premier élan n’était pas le don des langues, mais le don de l’écoute. Chaque personne a entendu, dans sa propre langue, les merveilleuses œuvres de Dieu.

C’était, et reste encore, la mission de la Pentecôte.

Réconcilier le monde avec Christ par la puissance du Saint-Esprit signifie que nous embrassons cette même mission pentecôtiste : porter le témoignage de Christ jusqu’aux recoins les plus reculés de la terre afin que chacun puisse entendre, dans sa propre langue, les merveilleuses œuvres de Dieu.

’urgence de cette mission a conduit à la création d’un nouveau ministère international : la division des Communications mondiales. C’était un pas de foi, destiné à amplifier le témoignage collectif de l’Église à travers le monde. Avant la fin de cette Assemblée, la vision prenait déjà de l’ampleur.

Un homme m’a approché et m’a confié qu’il pensait que son église locale souhaiterait aider à financer cette nouvelle initiative. Peu de temps après, je l’ai accueilli dans mon bureau. Il avait fait le trajet depuis la Caroline du Sud pour remettre un chèque de 50 000 $ en soutien à cette nouvelle division des Communications Mondiales.

Je tiens à exprimer ma sincère reconnaissance à l’évêque Ken Baker pour avoir capté cette vision. Il a pris cela avec lui et a parlé au pasteur, au conseil de mission et à l’église. Pasteur Gary Atkins et l’église de Rock Hill, en Caroline du Sud, merci d’avoir répondu par un « oui » retentissant à cette vision.

Aujourd’hui, sous la direction du directeur exécutif Évêque Dr Shaun McKinley, la division des Communications Mondiales continue de s’étendre rapidement.

Ce qui se passe n’est pas le travail d’un seul responsable, d’un seul département ou d’un seul ministère. C’est l’effort collectif d’une église mondiale: leaders, pasteurs, bénévoles, créatifs, communicateurs et croyants à travers le monde qui ont embrassé l’appel à amplifier le témoignage de Jésus-Christ. Notre témoignage collectif s’élève de plus en plus fort et s’étend plus loin que jamais. Aujourd’hui, plus de personnes entendent les merveilleuses œuvres de Dieu dans leur propre langue qu’à n’importe quel autre moment de l’histoire de notre église.

Tournez votre attention vers les écrans et témoignons de ce que le Seigneur a fait.

Dès les premiers jours de notre mouvement, nos ancêtres, hommes et femmes, étaient animés par un appel passionné à partager l’Évangile. Ils étaient convaincus que le message de Jésus-Christ était trop important pour rester confiné entre les murs d’une église. Ils ont donc mis à profit tous les moyens à leur disposition pour transmettre ce message au monde entier. C’étaient des gens de foi, mais aussi des gens visionnaires. Des pages pliées à la main des premières publications à la voix intemporelle du Messager à l’Aile Blanche, des films projetés dans des salles obscures aux émissions diffusées à travers les continents, chaque génération a découvert de nouvelles façons de raconter cette histoire ancienne. À chaque nouvel outil et à chaque nouvelle génération, Dieu a ouvert une nouvelle porte. Ce qui n’était au départ que de l’encre sur du papier est devenu des voix diffusées sur les ondes. Des images sur des écrans et des messages portés bien plus loin que nos pionniers n’auraient pu l’imaginer.

Et alors même que nous pensions que cette histoire avait atteint son apogée, Dieu nous a appelés à entrer dans une nouvelle ère.

« Peut-être que l’enseignement le plus important tiré de cette première effusion n’était pas seulement le miracle de parler, mais celui d’entendre. Car chaque homme entendait dans sa propre langue les œuvres merveilleuses de Dieu, tandis que l’Esprit animait ce mouvement. Je me réjouis lorsque ce vent puissant et impétueux annonce la manifestation de la parole en langues inconnues. Mais plus grand encore est le miracle de l’écoute, lorsque nous communiquons efficacement les œuvres merveilleuses de Dieu d’une manière telle qu’elles soient entendues et comprises, tant sur le plan culturel que linguistique, dans toutes les nations du monde.

Pour mener à bien notre mission de réconciliation de cette génération avec le Christ par la puissance du Saint-Esprit, nous devons renouer avec la passion qui animait autrefois notre mouvement : celle d’utiliser tous les moyens disponibles pour communiquer le message de l’Évangile, afin que chacun puisse l’entendre dans sa propre langue, dans le contexte de sa propre culture. Notre vision pour cette journée unique doit être empreinte d’espoir pour l’avenir. La Division des communications mondiales nous aidera à maîtriser les langues d’aujourd’hui et de demain afin que chaque homme, chaque femme, chaque garçon et chaque fille puisse entendre, dans sa propre langue, comme dans Actes 2, les œuvres merveilleuses de Dieu. »

Depuis notre dernière réunion, ce défi a été pleinement relevé et cette vision progresse. La Division des communications mondiales aide l’Église à partager les œuvres merveilleuses de Dieu avec les nations. Le site web de l’Église a été entièrement repensé ; il est désormais adapté aux appareils mobiles, convivial et disponible en plusieurs langues, notamment en anglais, espagnol, français et portugais. Grâce à l’application Bible. Les plans de lecture élaborés par notre équipe ont désormais dépassé les 2 millions de parcours achevés, mettant ainsi l’enseignement biblique directement à la portée des personnes du monde entier, en anglais et en espagnol. De nouveaux podcasts sont désormais diffusés régulièrement, proposant des enseignements, des témoignages et des prédications à un public mondial. Parmi eux, le podcast « Sound Doctrine » continue de faire découvrir chaque semaine à des milliers de personnes les voix ointes de notre passé. Tandis que de nouvelles initiatives, telles que « On Mission », racontent ce que Dieu accomplit actuellement à travers les nations.

Nous sommes l’Église de Dieu de la Prophétie, une brochure simple mais percutante, destinée à l’évangélisation, à l’accueil des nouveaux membres et aux programmes de formation de disciples, est actuellement en cours de traduction dans toutes les langues parlées par notre famille ecclésiale mondiale. Vingt-sept langues ont déjà été traduites depuis la dernière assemblée. Le « Messager à l’Aile Blanche », qui touchait autrefois moins de 4 000 foyers et enregistrait une perte annuelle de plus de 100 000 dollars, est désormais une publication entièrement numérique, totalement gratuite, qui touche plus de 30 000 lecteurs dans 90 pays. Des formations « Amplify » sont désormais proposées dans tous les États, toutes les régions et tous les pays, afin de donner aux Églises locales et aux ministères les moyens de communiquer efficacement dans le monde numérique et médiatique d’aujourd’hui. Pour la première fois, des ressources de marque unifiées aident notre Église mondiale à communiquer avec cohérence et en conservant son identité. À travers les nations, un réseau croissant de chargés de communication sert désormais de pont reliant la vision mondiale au ministère local.

Au printemps de cette année, la relance du label d’enregistrement Majestic Studio a été annoncée, offrant un espace d’accueil aux musiciens, chanteurs et auteurs-compositeurs tout en réaffirmant la sonorité unique de l’Église de Dieu de la Prophétie. Nous proposons désormais notre propre chaîne de streaming, disponible sur des plateformes telles qu’Apple TV, Google TV et Roku, diffusant des enseignements et des prédications percutants accessibles dans le monde entier. Parallèlement, une application mobile disponible en plusieurs langues propose désormais un contenu dynamique, des actualités et des supports multimédias destinés à susciter l’intérêt d’une nouvelle génération. Grâce au projet « Legacy Preservation », nous avons archivé numériquement des milliers d’heures d’images d’archives et répertorié des milliers de photos, préservant ainsi notre histoire pour les générations futures et la rendant accessible en ligne à des fins de recherche. Et notre plus grand défi, celui de couvrir les 139 langues parlées au sein de notre Église, fait l’objet d’efforts ciblés.

Notre équipe de traduction s’est agrandie et la gamme de langues prises en charge par nos bureaux internationaux est passée de cinq à 48 langues, un nombre qui ne cesse de croître en très peu de temps. Des milliers de personnes ont interagi avec le contenu diffusé sur nos plateformes mondiales, car lorsque l’Église s’exprime clairement, le monde peut l’entendre. Nous n’en sommes qu’au début. Les outils peuvent changer, mais la mission reste la même : réconcilier le monde avec le Christ en veillant à ce que chaque homme, chaque femme, chaque génération entende parler des œuvres merveilleuses de Dieu. Et aujourd’hui, nous nous préparons à aborder la prochaine étape.

Alors, qu’est-ce qui arrive ensuite ?

L’Église apprend à parler la langue de cette génération de manière nouvelle et pertinente. La communication ne s’est jamais limitée aux mots et aux images seules. Depuis les premières pages des Écritures, la musique a été l’un des instruments de témoignage les plus puissants de Dieu.

Exode 15 relate un miracle extraordinaire qui s’est produit peu après le départ des enfants d’Israël d’Égypte. Alors quel’armée du Pharaon se rapprochait derrière eux, Dieu fendit la mer Rouge qui se dressait devant eux. D’immenses murs d’eau se tenaient au garde-à-vous tandis que le peuple de Dieu traversait en toute sécurité sur un sol sec. Puis, alors que l’armée du pharaon les poursuivait par la mer, les eaux s’effondrèrent, engloutissant les chars, les cavaliers et toute la force égyptienne.

Lorsque cela s’est produit, le peuple de Dieu n’a pas pu contenir sa joie et son soulagement. Avec des chants, avec du tambourinement et de la danse, ils ont témoigné en disant : « Je chanterai à l’Éternel, car il a fait éclater sa gloire ; il a précipité dans la mer le cheval et son cavalier. L’Éternel est ma force et le sujet de ms louanges, c’est lui qui m’a sauvé » (Exode 15:1–2).

Et ce chant a continué jusqu’au chapitre 15 de l’Exode. Le Cantique de Moïse témoignait que Dieu sauve, Dieu combat pour son peuple. Dieu brise la puissance de l’esclavage. Et Dieu règne pour toujours.

Débora et Barak ont chanté leur témoignage de délivrance dans le chapitre 5 des Juges. Par la musique, leur victoire s’est gravée dans la mémoire d’une nation.

David témoigna également par le chant : « Il a mis dans ma bouche un cantique nouveau, une louange à notre Dieu ; beaucoup l’ont vu et ont eu de la crainte, et ils se sont confiés en l’Éternel » (Psaume 40:3). Son « cantique nouveau » devint un témoignage évangélique.

Israël ne se contentait pas de chanter son témoignage, mais chantait sa théologie. Par les Psaumes, ils chantaient la repentance, l’alliance, la royauté, le Messie, le culte, la souffrance, l’espérance, la résurrection et la rédemption future.

Le témoignage du chant se poursuit tout au long du Nouveau Testament :

Marie chanta son témoignage en portant le Messie dans son ventre.

Les anges témoignèrent de la naissance de Christ, chantant : « Gloire à Dieu dans les lieux très hauts. »

Jésus et ses disciples chantaient avant qu’Il ne se rende à la croix.

Paul et Silas chantaient alors qu’ils étaient emprisonnés à Philippes.

Le livre de l’Apocalypse enregistre les chants des rachetés.

À travers l’histoire, la vérité de l’Évangile a souvent trouvé sa place dans les cœurs et les vies à travers le chant. Au sein de notre propre mouvement, la musique a joué un rôle important dans la formation de notre identité et l’expression de qui nous sommes en tant que peuple de Dieu.

Dans mes jeunes années, l’Église était intentionnelle dans la création d’occasions pour les chanteurs et les musiciens de témoigner des œuvres merveilleuses de Dieu à travers leurs talents donnés par Dieu. À une époque, nous avions notre propre studio d’enregistrement de pointe. Nous avions notre propre label d’enregistrement—Majestic Records. Et nous avions même notre propre réseau de distribution grâce au Broadcast Record Club. Combien ont déjà reçu un album par le biais du Broadcast Record Club?

Ces dernières années, ce son n’a plus autant d’importance qu’avant, mais il fait un retour. Il y a une nouvelle génération de musiciens, de chanteurs, d’auteurs-compositeurs et de responsables religieux qui ont été appelés à témoigner. Nous avons un talent incroyable dans cette église.

Certains se demandent peut-être s’il y a une place au sein de l’Église de Dieu de la Prophétie pour leur voix, leur créativité et leurs dons. La réponse est oui. Il y a une place pour le talent oint par Dieu au sein de l’Église de Dieu de la Prophétie et nous voulons offrir une plateforme à votre témoignage.

Alors que la division des Communications mondiales continue de s’étendre, nous pensons qu’il est temps d’ajouter un nouveau ministère sous son large égide : le département international de la Musique.

Ce département servira l’Église mondiale en fournissant des ressources qui renforceront le culte dans les congrégations de toutes tailles.

Cela offrira des opportunités de formation et de développement.

Cela favorisera la connexion, la collaboration et l’encouragement parmi ceux qui exercent le ministère musical à travers le monde.

Et cela assurera la supervision et la direction du label Majestic alors que nous célébrons à nouveau et partagerons le son unique de l’Église de Dieu de la Prophétie.

Amen. C’est plus que de la musique : il s’agit d’un témoin. Il s’agit d’un témoignage.

Lorsque le geôlier philippien entendit Paul et Silas chanter des hymnes à Dieu à minuit et sentit la prison trembler sous lui, il cria : « Que dois-je faire pour être sauvé ? »

Je n’ose imaginer combien de personnes dans cette salle ont été attirées par Jésus par une chanson. Chanteurs et musiciens, Dieu peut utiliser votre voix. Il veut utiliser votre talent. Vous avez un témoignage qui peut être utilisé par la puissance du Saint-Esprit pour réconcilier le monde avec Christ.

Comme pour le lancement de la Division des communications mondiales, cette initiative est une nouvelle étape de foi. En fait, la personne qui a accepté de diriger ce nouveau ministère est le directeur de notre chorale de masse, Chad Lambert. D’ailleurs, quelle chorale ointe Dieu a donnée à cette assemblée !

Il va continuer à vivre là où il vit maintenant, et il a accepté de le faire sans salaire. Mais je suis convaincu que, à mesure que la vision continue de s’aligner sur la mission, Dieu continuera de se prouver fidèle.

Peut-être qu’aujourd’hui sentirez-vous la douce incitation du Saint-Esprit à fournir du carburant financier à ce nouveau ministère. Je vous assure que si vous ressentez ce contact de l’Esprit et si vous répondez, votre don sera grandement apprécié et il sera très bien géré.

SECTION 2 – JUSQU’AUX CONFINS DU MONDE

Le chiffre quarante apparaît à plusieurs reprises tout au long des Écritures, marquant souvent des moments significatifs de préparation, d’épreuve, de transition et de but divin :

Le Déluge s’est abattu sur la terre pendant quarante jours et quarante nuits (Genèse 7:12).

Moïse resta sur le mont Sinaï quarante jours et quarante nuits (Exode 34:28).

Israël a espionné la terre de Canaan pendant quarante jours (Nombres 13:25).

Goliath défia les armées d’Israël pendant quarante jours (1 Samuel 17:16).

Ninive reçut quarante jours pour se repentir (Jonas 3:4).

Jésus a été tenté dans le désert pendant quarante jours (Matthieu 4:2).

Pourtant, peut-être que la période la plus significative de quarante jours dans toute l’Écriture fut celle entre la résurrection de Christ et son ascensio

Il est frappant que ses quarante derniers jours furent presque entièrement consacrés à préparer l’Église à témoigner. Les disciples entraient dans ces jours effrayés, confus, découragés et cachés derrière des portes verrouillées. Mais ils en sont sortis convaincus, mandatés, habilités et prêts à témoigner.

Tout ce que Jésus a fait entre la résurrection et l’ascension était conçu pour préparer les croyants ordinaires à vivre et à proclamer un témoignage renforcé par l’Esprit.

D’abord, Jésus leur a donné une mission.

En effet, nous avons une mission dans chacun des quatre Évangiles.

« Allez, faites de toutes les nations des disciples » (Matthieu 28:19).

« Allez par tout le monde, et prêchez la bonne nouvelle à toute la création » (Marc 16:15).

« La repentance et le pardon des péchés seraient prêchés en son nom à toutes les nations, à commencer par Jérusalem » (Luc 24:47).

« Jésus leur dit de nouveau : […] Comme le Père m’a envoyé, moi aussi je vous envoie » (Jean 20:21).

Cette mission nous a été donnée.

Deuxièmement, Jésus leur a fait une promesse

Dans Actes 1, Il dit : « d’attendre ce que le Père avait promis, [..] car Jean a baptisé d’eau, mais vous, dans peu de jours, vous serez baptisés du Saint-Esprit. » (Actes 1:4–5).

C’était dans le chapitre 1 des Actes.

Également dans Actes 1, Jésus leur a donné une stratégie de mission

« Vous recevrez une puissance, le Saint-Esprit survenant sur vous, et vous serez mes témoins à Jérusalem, dans toute la Judée, dans la Samarie, et jusqu’aux extrémités de la terre » (Actes 1:8).

Enfin, Jésus leur a donné du pouvoir :

Rapidement après Son ascension, Actes 1 enchaîne sur Actes 2 alors qu’un vent puissant soufflait et emplissait la maison où ils étaient rassemblés. Des langues fendues comme le feu reposaient sur chacun d’eux, et ils furent tous remplis du Saint- Esprit et commencèrent à parler d’autres langues selon ce que l’Esprit leur permettait de parler.

Laissez-moi juste faire une pause pour dire qu’en ce moment, nous croyons encore aux langues dans l’Église de Dieu de la Prophétie. Nous sommes un peuple pentecôtiste. J’entends des rumeurs ici et là que peut-être les langues ne sont pas là où nous devons aller dans le ministère du 21ème siècle, mais ne nous éloignons pas trop de nos racines et des racines de cette Parole.

Quelques instants plus tard, Pierre se leva et témoigna de la résurrection de Jésus-Christ et environ trois mille âmes furent réconciliées avec Christ par la puissance du Saint-Esprit. Peu après, Pierre et Jean témoignèrent de nouveau avec audace, et des milliers d’autres crurent.

Mais quelque chose se passa ici. D’Actes 2 jusqu’au septième chapitre, le christianisme, bien qu’il se multiplie en nombre, est encore pour l’essentiel, exclusivement à Jérusalem.

Mais quelque chose se passa au chapitre 8 des Actes. Quelques années seulement après la Pentecôte, les croyants portaient leur témoignage à travers la Judée et la Samarie, exactement comme Jésus l’avait promis. Luc note intentionnellement que « tous, excepté les apôtres, se dispersèrent dans les contrées de la Judée et de la Samarie » (Actes 8:1). Ce n’était pas le leadership qui développait le témoignage à ce moment-là. Le leadership se trouvait encore à Jérusalem.

C’était chaque croyant qui allait répandre la bonne nouvelle. Je veux que vous sachiez que vous n’avez pas besoin d’une accréditation pour témoigner. Chaque membre de cette église doit être porteur de l’évangile de Jésus-Christ.

Les disciples avaient témoigné à Jérusalem et avaient porté leur témoignage en Judée et en Samarie. Il ne restait qu’une seule frontière : les « extrémités de la terre. » Les disciples ne pensaient pas en termes de continents et de nations modernes. Leur monde connu était largement défini par l’Empire romain et les vastes routes commerciales qui y étaient reliées.

À son apogée, l’Empire romain couvrait environ cinq millions de kilomètres carrés et abritait entre soixante et soixante-dix millions d’habitants. Le défi était immense. Pourtant, ils portaient l’Évangile là où il n’avait jamais été raconté auparavant. Ils voyageaient à pied. Ils voyageaient à cheval. Ils voyageaient en bateau. Il n’y avait pas d’avions. Pas d’automobiles. Pas d’imprimeries. Pas de radio. Pas d’internet. L’Église du premier siècle ne possédait ni bâtiments, ni structures confessionnelles, ni séminaires, ni technologie moderne, et peu de ressources. Pourtant, ils l’ont fait. Ils l’ont fait. Ils ont porté le témoignage de Jésus-Christ jusqu’aux confins de la terre accomplissant Actes 1:8.

Les Écritures et les sources historiques respectées démontrent à quel point ce témoignage s’est étendu durant l’ère apostolique. Le livre des Actes retrace l’expansion de l’Évangile à travers la Syrie, l’Asie Mineure, la Grèce et finalement Rome.

En l’espace d’environ 30 ans après la Pentecôte, Jérusalem a été évangélisée et des églises ont été plantées en Judée-Samarie, en Asie, en Grèce, à Rome et en Syrie. En une seule génération, l’évangile s’est déplacé de la chambre haute, où 120 personnes se sont rassemblées, vers les principaux centres de population du monde connu, de sorte qu’à la fin du ministère de Paul, il pouvait écrire dans Colossiens 1:23 que l’évangile avait été proclamé « à toute créature sous le ciel ».

L’Église était un peuple renforcé par l’Esprit, témoin, franchissant les frontières et atteignant le monde. Leur mission commença chez eux, puis s’étendit jusqu’à ce que toutes les frontières possibles aient été attaquées. Elle reste l’une des expansions missionnaires les plus remarquables de l’histoire humaine. Comme Paul nous le rappelle dans 2 Corinthiens 5:19 : « Dieu était en Christ réconciliant le monde avec Lui-même. »

Beaucoup de choses ont changé depuis le premier siècle, mais la mission n’a pas changé.

À bien des égards, nous nous tenons aujourd’hui dans ce même courant : chargés du même Évangile, renforcés par le même Esprit et commissionnés d’atteindre un monde qui attend encore d’être entendu. Le témoignage est missionnaire. Nous témoignons afin que les gens puissent être réconciliés avec Christ. Un sermon peut affirmer que Christ sauve, mais le témoignage démontre qu’Il sauve encore jusqu’au plus profond.

La question qui se pose à nous aujourd’hui est la suivante : que faisons-nous de notre promesse, de notre pouvoir, de notre commission et de notre vocation ?

Eh bien, laissez-moi commencer par une bonne nouvelle. J’ai de bonnes nouvelles et de mauvaises nouvelles. Nous allons d’abord donner les bonnes nouvelles.

Au fil des années, notre mouvement a délibérément adopté un modèle missionnaire hybride, honorant et soutenant ceux qui sont appelés à servir à travers les cultures, tout en élevant simultanément des pasteurs autochtones et des leaders nationaux au sein de leurs propres nations.

Aujourd’hui, la grande majorité des pasteurs de l’Église de Dieu de la Prophétie et des évêques nationaux sont des leaders ou des individus autochtones ayant des racines profondes dans les régions qu’ils servent. Ils connaissent la langue. Ils comprennent la culture. Ils aiment les gens. Et ils sont profondément engagés à témoigner des merveilleuses œuvres de Dieu dans leur propre Jérusalem.

C’est unique à l’Église de Dieu de la Prophétie. Nous ne sommes pas une église américaine qui atteint le monde. Nous sommes une église mondiale servant ensemble dans la mission de Dieu.

Cela devient de plus en plus évident dans nos rassemblements où l’on voit les cultures, on entend les langues. Ce n’est pas seulement une église de la ceinture biblique du Sud. Nous sommes mondiaux. Nous sommes la famille de Dieu dans le monde entier.

Le don de mission fait partie de notre ADN depuis le tout début. Les procès-verbaux de la sixième Assemblée de 1911 rapportent qu’une lettre a été lue d’un missionnaire de l’Église aux îles Bahamas et qu’une prière a été faite. Au milieu des larmes et des gémissements, une offrande de 21,05 $ fut placée sur une Bible ouverte. Ce n’était pas beaucoup d’argent, mais c’était un témoignage puissant.

Ces premiers croyants voyaient au-delà de leurs propres communautés et se sont investis dans la transmission de l’Évangile aux nations. Au cours du siècle suivant, cet engagement a contribué à porter le témoignage de Jésus-Christ à travers le monde. D’une offrande de 21,05 $ en 1911 à plus de 25 millions de dollars donnés au cours de la dernière décennie seulement, cette église a à plusieurs reprises démontré son engagement envers la récolte. Des missionnaires ont été envoyés.

Des églises ont été implantées.

Des leaders ont été formés et équipés.

Nous avons donné généreusement à nos Partenaires dans la Moisson, aux orphelinats, aux Mains qui Aident et aux projets spéciaux à travers le monde.

Je sais que demain, Sœur Cathy Payne reconnaîtra certaines de nos églises missionnaires, mais je voulais attirer l’attention sur quelques-unes d’entre elles aujourd’hui pour leur excellent don missionnaire sur ces deux dernières années depuis la dernière Assemblée. Toutes ces églises que je vais reconnaître ont donné plus de 50 000 dollars à des missions au cours des deux dernières années :

Breezewood – Fayetteville, Caroline du Nord $53,048.50

Keith Street – Cleveland, Tennessee $54,104.50

Restoration Fellowship – Murfreesboro, Tennessee $56,307.71

North Wilkesboro, Caroline du Nord $62,444.29

Lynn, Massachusetts – Nord-Est hispanique $80,502.00

Marion, Ohio $193,159.77

Et cette dernière que je vais partager avec vous me tient à cœur. La toute première église où Kelly et moi avons été pasteurs lorsque nous sommes entrés dans le ministère pastoral était une petite congrégation à Marion, Ohio. À cette époque, nous n’avions peut-être que 22 membres, mais nous pensions que c’était la plus grande église de l’Église de Dieu de la Prophétie. Cette église n’est toujours pas considérée comme une grande église, mais depuis la dernière assemblée, cette église de Marion, dans l’Ohio, a donné près de 200 000 dollars aux missions :

Ensemble, nous avons porté le témoignage de Jésus-Christ dans les nations, cultures, langues et communautés du monde entier.

Pour cela, nous rendons grâce à Dieu. Mais il y a aussi des raisons d’être inquiet.

Les tendances les plus récentes entre les dénominations montrent un déplacement du don missionnaire international vers le ministère communautaire local. Selon les données Status of Global Christianity du Gordon-Conwell Theological Seminary, 82 % de tous les fonds consacrés aux causes chrétiennes sont désormais utilisés pour des ministères au sein des congrégations locales, et 12 % pour l’évangélisation nationale, ne laissant que 6 % pour les missions internationales.

Ce n’est pas seulement un problème lié à l’Église de Dieu de la Prophétie. C’est généralisé, mais cela nous affecte. Nous commençons à voir des changements. Permettez-moi de parler franchement, si vous me le permettez.

Selon nos archives, et je ne fais référence qu’aux églises des États-Unis maintenant parce que la majorité des missions données au fil des ans est venue d’Amérique du Nord, depuis la dernière Assemblée, seulement 21 % de nos églises ont donné aux Partenaires dans la Moisson, seulement 16 % Fond pour Un Enfant et moins de la moitié de nos églises ont donné quoi que ce soit aux Missions Mondiales.

Je crains que nous ne perdions la clarté de la vision qui a auparavant conduit notre témoignage jusqu’aux confins du monde. Notre vision collective montre des signes de myopie, où les objets en gros plan sont vus avec plus de détails.

Écoutez-moi bien, s’il vous plaît. Je comprends. Le ministère local est important. Voici le camp de base : Jérusalem. En tant que pasteur depuis 28 ans, je comprends le sentiment d’urgence face aux besoins pressants de nos propres communautés. Mais nous ne devons jamais perdre de vue les confins du monde.

La myopie n’affecte pas seulement le don de mission, mais elle peut aussi influencer la progression des missions.

Les études actuelles sur le christianisme mondial révèlent des réalités sobres. La population mondiale dépasse désormais les huit milliards d’habitants. Environ 2,6 milliards d’entre eux se déclarent chrétiens. Écoutez attentivement. Pourtant, moins de deux centièmes de cent des chrétiens répondent à l’appel de traverser les frontières pour se consacrer à plein temps à l’œuvre missionnaire. Moins de deux centièmes d’un pour cent.

Nous en avons beaucoup qui partent en mission de courte durée. Les efforts humanitaires et les opportunités de ministères interculturels sont mis à profit, mais des vies sont engagées dans le domaine de la mission — ce n’est pas le cas. Si vous avez participé à un voyage missionnaire de courte durée au cours des cinq dernières années, seriez-vous prêt à vous lever ? Les chiffres parlent d’eux-mêmes. La plupart d’entre nous n’ont jamais eu le privilège de faire nos valises, d’embarquer dans un avion et de porter l’évangile au-delà de nos propres frontières

Oui, la langue peut vous être inconnue. La nourriture peut être différente. Les coutumes d’un autre pays peuvent nous dépasser un peu, mais il y a des gens partout dans le monde qui ont besoin de votre sourire, de votre encouragement, de votre service et de votre témoignage. Ils doivent connaître la raison de l’espoir qui est en vous. Ils ont besoin de vivre l’amour de Jésus à travers vous. Ils ont besoin d’entendre de votre part les merveilleuses œuvres de Dieu.

Au cours des deux prochaines années, je demanderai à notre département international des Missions mondiales d’aider à renouveler notre vision mondiale pour les extrémités de la Terre, une vision passionnée qui inspirera à la fois le don et le départ en mission.

Les Missions mondiales seront invitées à prendre la tête d’un effort collaboratif avec d’autres départements ministériels pour faciliter et coordonner des opportunités stratégiques de missions à court terme à travers le monde.

Pasteur, imaginez ce que cela peut faire pour votre église d’emmener certains de vos dirigeants dans l’un de ces voyages.

Père, imaginez emmener vos fils en mission pour partager le témoignage.

Mère, imaginez emmener vos filles.

Jeunes, imaginez que vous investissiez une semaine ou deux de votre été en servant dans un autre État, une autre région, un autre pays que le vôtre.

Il faudra quelques mois pour mettre en place des plans, mais quand ce sera le cas, ne tardez pas, n’hésitez pas, ne procrastinez pas. Soyez parmi les premiers à dire : je pars ! Je vais servir ! Je serai témoin ! Je vais témoigner !

Voici ce que je sais : quand vous ferez vos valises, monterez à bord de cet avion, serez témoin de ce que Dieu fait dans le monde entier et partagerez votre témoignage, cela changera votre vie pour toujours.

SECTION 3 – LASISSEZ-MOI VOUS PARLER DE MON JÉSUS

« Ma bouche fera connaître à jamais ta fidélité » (Psaumes 89:2).

Alors que les enfants d’Israël voyageaient d’Égypte vers la Terre promise, Dieu a fait preuve d’intention de préserver Son témoignage pour les générations futures. Il ordonna à Moïse de construire un tabernacle. Au cœur du tabernacle se trouvait le Lieu Très Saint, le Saint des Saints, séparé de toutes les autres parties du sanctuaire par un épais voile. Personne ne pouvait entrer dans ce lieu sacré sauf le grand prêtre, et il ne pouvait y entrer qu’une fois par an, le Jour de l’Expiation.

C’est là que Dieu dit à Moïse : « C’est là que je me rencontrerai avec toi ; du haut du propitiatoire, entre les deux chérubins » (Exode 25:22).

C’était l’endroit où le ciel touchait la terre. Et c’est dans ce lieu sacré que Dieu a choisi de préserver le témoignage.

L’Arche du Témoignage (également appelée l’Arche d’Alliance) a été construite en bois d’acacia. Elle mesurait deux coudées et demie de long, une coudée et demie de large et une coudée et demie de haut. Elle était recouverte d’or pur à l’intérieur et à l’extérieur et ornée d’une couronne d’or autour de son sommet. Des anneaux en or furent placés aux coins et des poutres en bois d’acacia recouverts d’or furent insérés à travers ces anneaux afin que l’Arche puisse être portée sans être touchée, car aucun homme ne pouvait la toucher et vivre.

Tant physiquement que spirituellement, tout tournait autour de l’Arche du Témoignage. Ce n’était pas un conteneur ordinaire. Dieu ordonna à Moïse d’y placer le témoignage qu’Il lui donnerait. Et quel témoignage c’était.

D’abord, il y avait les tablettes de pierre sur lesquelles Dieu avait écrit de son propre doigt. C’était le témoignage de l’alliance de Dieu. Elles témoignaient de qui était Dieu et de ce qu’Il exigeait.

Ensuite, il y avait le pot doré de manne. C’était le témoignage de la provision de Dieu. Chaque matin dans le désert, Israël se souvenait que leur pain quotidien venait de la main de Dieu. En Lui, ils vivaient, bougeaient et avaient leur être.

Troisièmement, il y avait le bâton d’Aaron qui a bourgeonné. C’était le témoignage de l’autorité de Dieu. Un bâton mort est revenu à la vie. Nombres 17 nous indique que non seulement il bourgeonnait, mais aussi fleurissait et produisait des amandes du jour au lendemain. Il témoignait de la souveraineté et de l’autorité de Dieu.

L’Arche contenait Sa Parole. Sa provision. Son autorité. C’était le témoignage de la fidélité de Dieu envers son peuple.

Dans le désert, Dieu a placé Son témoignage à l’intérieur d’une arche. Sous la Nouvelle Alliance, Il a placé Son témoignage à l’intérieur des personnes rachetées.

Nous ne portons plus de boîte. Nous portons un témoignage.

Nous ne marchons pas avec des meubles. Nous marchons avec le feu.

Nous ne témoignons pas d’un artefact. Nous témoignons d’un Seigneur ressuscité.

Paul écrivit : « Nous portons ce trésor dans des vases de terre, afin que cette grande puissance soit attribuée à Dieu, et non pas à nous » (2 Corinthiens 4:7).

Il a pris ce qui était dans une arche de témoignage et l’a placé dans son peuple. Nous sommes les porteurs de Son témoignage. Nous avons Sa Parole écrite dans nos cœurs, Sa provision portant fruit dans notre vie et Son autorité étant démontrée par la puissance du Saint-Esprit.

Alors, témoignez ! Messieurs, prenez votre voix. Témoignez !

Femme, vos voix comptent. Alors, témoignez !

Puisque nous parlons de porter le témoignage de Jésus, permettez-moi de dire quelque chose qui est important pour cette Église. Des conversations récentes dans le monde chrétien ont soulevé des questions sur la place des femmes dans le ministère. Notre conviction n’a pas changé. Dès nos premiers jours, nous avons cru que le ministère n’est pas limité à un seul genre. Dieu a promis de répandre Son Esprit sur toute chair… fils et filles.

Bien avant que cela devienne à la mode ou fasse débat, ce mouvement a reconnu les dons spirituels et l’appel des femmes à servir comme prêcheuses de l’évangile, évangélistes, enseignantes, pasteures, implanteuses d’églises, responsables de ministères et missionnaires. Dans cette Église, les femmes qui ont été appelées par Dieu et se sont soumises au processus de licence se tiennent côte à côte avec leurs homologues masculins en tant que ministres accrédités pour l’Évangile de Jésus-Christ.

Depuis plus d’un siècle, des femmes fidèles portent le témoignage de Jésus. Des femmes telles que :

Elva Howard, dont la vision a façonné les générations

Palma Hutchinson, qui a fidèlement servi l’Église et porté l’Évangile au pouvoir

Cathy Payne, qui a passé des décennies à investir dans les nations, à encourager les missionnaires, à renforcer les dirigeants et à proclamer Christ dans plus de cent pays.

Nous honorons l’héritage de Sylvia Staten, Kathrine Creasy, Pattie K. Scotton, Verna Seager et d’innombrables autres dont les empreintes sont partout dans le Royaume de Dieu.

Certaines ont prêché sous les bosquets. Certaines ont animé des congrégations locales. Certaines ont enseigné à des enfants. Certaines ont traversé des océans. Certaines ont dirigé des départements ministériels. Certaines ont fait des disciples, une personne à la fois. Différentes missions. Le même Saint-Esprit.

Alors, mesdames, ne reculez pas.

Leur témoignage nous rappelle que Dieu n’a jamais limité son œuvre à un seul genre. Tout au long des Écritures et de l’histoire de ce mouvement, il a choisi, rempli et envoyé à la fois des hommes et des femmes dans sa moisson.

Lors de la résurrection de Jésus, ce sont Marie- Madeleine et l’autre Marie qui ont entendu pour la première fois l’annonce de Christ ressuscité et sont devenues les premières témoins mandatées de la résurrection. Avant que Pierre ne prêchât, avant que Jean n’écrive à ce sujet, avant que les apôtres ne la proclament aux nations, ces femmes portaient le premier témoignage : « Il est ressuscité ». Et quand Paul a eu besoin d’envoyer son chef-d’œuvre théologique à Rome, c’est Phoebe qu’il a chargée de porter cette lettre sacrée aux croyants de Rome et de l’expliquer aux croyants.

Mesdames, si Dieu vous appelle, nous vous bénirons.

Si Dieu vous a oint, nous vous affirmerons.

Si Dieu vous envoie, nous vous accepterons.

Parce que cette Église a toujours cru que chaque ministre rempli de l’Esprit, quel que soit son sexe, a un témoignage qui mérite d’être raconté.

Alors je le dis à nous tous,

Apportez Sa parole dans un monde confus.

Apportez Sa provision dans un monde brisé.

Apportez son autorité dans un monde sans pouvoir.

Apportez Sa fidélité à une génération qui a désespérément besoin d’espoir.

Lorsque Israël campait dans le désert, chaque tribu était organisée autour du Tabernacle, et le Tabernacle lui-même était organisé autour de l’Arche du Témoignage. Le témoignage était au centre de tout.

Lorsque Israël voyageait, le Témoignage montrait la voie.

Lorsqu’ils traversèrent le Jourdain, le Témoignage leur fut présenté.

Lorsque Jéricho tomba, le Témoignage fut porté en procession autour de la ville.

Tout tournait autour du témoignage.

L’Église doit placer le témoignage de Dieu au centre de sa vie et de sa mission.

Nous devons déclarer Sa Parole.

Nous devons parler de Sa provision.

Nous devons faire avancer Son Royaume par Son autorité.

« Qu’ainsi disent les rachetés de l’Éternel » (Psaume 107:2).

Déclarez-le.

Partagez-le.

Faites-le savoir.

Nous n’avons pas besoin d’une vocation particulière pour témoigner.

Nous n’avons pas besoin d’un diplôme théologique pour témoigner.

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